- il y a 10 heures
Chaque soir, Brigitte Boucher vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00On va à présent aborder une autre actualité à l'international, puisque déclaration ce soir de Donald Trump qui va
00:07beaucoup faire réagir,
00:09puisqu'il a déclaré qu'une fois l'Iran battu, il déclarait le territoire d'Hormuz, territoire américain.
00:16Antoine Ellard, vous êtes correspondant à Washington pour BFM TV, une déclaration qui risque effectivement de faire débat.
00:26— Oui, en fait, ça fait plusieurs jours maintenant que Donald Trump nous dit que les États-Unis contrôlent à
00:34100% le détroit d'Hormuz.
00:36Et tout à l'heure, il est allé encore plus loin, vous l'avez dit, en expliquant qu'il va
00:41faire d'Hormuz un territoire américain.
00:44Phrase prononcée lors d'un discours pendant un meeting dans l'État de New York, phrase qui n'était pas
00:50écrite sur son prompteur,
00:51comme souvent lorsqu'il est devant ses partisans. Donald Trump, emporté par son élan, improvise.
00:56C'est manifestement ce qui s'est passé ici. On a aussi le sentiment que Donald Trump a prononcé cette
01:00phrase un peu sur le ton de la plaisanterie.
01:02En tout cas, il sourit très clairement après cette tirade, tirade qui a quand même eu son petit succès et
01:08qui lui a valu des applaudissements plutôt nourris.
01:11Je vous propose justement d'écouter ce qu'a déclaré Donald Trump. C'était tout à l'heure, donc, dans
01:15l'État de New York.
01:17« Une fois que nous aurons fini de battre l'Iran, qui est en train de perdre lourdement ? »
01:28« Je déclarerai le détroit d'Hormuz comme étant un territoire des États-Unis. »
01:37Alors, sur le terrain, la situation et la réalité, et surtout, est très éloignée de ce que raconte Donald Trump.
01:44Téhéran garde la main sur le détroit d'Hormuz. Et face à cela, le président américain semble totalement impuissant.
01:51On a bien vu pendant le mois de juillet que la pression militaire n'a strictement rien donné.
01:55Et aujourd'hui, un peu par dépit, Donald Trump se rabat sur la pression économique.
01:59C'est finalement la seule carte qui lui reste à jouer. Trump explique qu'il veut étouffer économiquement le régime
02:06pour le faire céder.
02:08Pour le moment, ça ne donne rien, ça ne marche pas. Et Donald Trump, eh bien, on est quelque part
02:12réduit à faire ses déclarations un peu hallucinantes.
02:14Alors, c'est peut-être aussi une façon pour lui de montrer à ses partisans qu'il garde la main,
02:18qu'il garde le contrôle, qu'il a gagné la guerre.
02:20Mais globalement, les Américains ne sont pas dupes. Les sondages sont catastrophiques.
02:24Et au sein même de l'électorat de Donald Trump, on voit qu'il y a de moins en moins
02:29d'électeurs qui soutiennent ces opérations en Iran.
02:32Merci Antoine Eulard pour ces toutes dernières informations. On en parle en plateau.
02:36Ulysse Gosset, merci d'être avec nous. Bonsoir.
02:40Est-ce que c'est une plaisanterie de la part de Donald Trump ? C'est vrai qu'il avait
02:43un ton un peu rieur lors de ce meeting.
02:45Est-ce que c'est la provocation, de l'improvisation ? Comment vous prenez les choses ?
02:49C'est un discours de campagne. On est dans un meeting, Garden City, près de New York.
02:53Et c'est une façon, effectivement, de faire monter l'atmosphère et de provoquer un petit peu l'Iran un
02:58peu plus.
02:59Ça fait des semaines que Donald Trump affirme que l'Amérique a le contrôle total du détroit d'Hormuz.
03:04Et dans les faits, comme vient de le rappeler très justement Antoine Eulard, ce n'est pas du tout le
03:08cas.
03:08En fait, il y a une bataille qui continue. Et la cinquième flotte américaine est toujours là.
03:13On a beaucoup parlé ces derniers jours du porte-avions USS Washington qui avait des problèmes de toilettes et de
03:20blanchisserie.
03:21Là, on voit bien que plus sérieusement, Donald Trump se vante un peu rapidement compte tenu de la réalité de
03:27la situation.
03:28Les Iraniens, d'ailleurs, ont déjà réagi en disant qu'ils avaient la maîtrise totale du détroit.
03:33Et au-delà de ce qui a été dit par Antoine Eulard, on peut rappeler que le cours du baril
03:39de pétrole est toujours très élevé à 88 dollars.
03:41Et que le prix du galon, c'est-à-dire quand les Américains vont à la pompe, atteint aujourd'hui
03:464 dollars.
03:47C'est 37% de plus exactement qu'avant la guerre.
03:51Et ça, pour Donald Trump, qui l'a reconnu, c'est un vrai problème.
03:54Tant que les Américains devront payer trop cher leur essence, ils ne seront pas contents.
03:58C'est l'une des raisons pour lesquelles ils sont contre cette guerre.
04:01Donc là, ils s'adressent aux Américains avant les mi-terme.
04:04Exactement, c'est un discours de campagne et qui intervient quelques mois seulement avant les élections de novembre.
04:11Mais c'est aussi une façon de...
04:12Parce qu'ils vont bien voir que le pétrole ne baisse pas et que le galon non plus.
04:15Voilà, c'est une façon aussi de répondre aux Iraniens qui, de leur côté, il faut le rappeler, affichent également
04:20un discours extrêmement dur.
04:22Alors, pour Trump, on passe de la volonté de contrôler à la souveraineté.
04:26Ça nous rappelle le Groenland, vous vous souvenez ?
04:28Qu'est-ce qu'il en est aujourd'hui ? On n'a pas beaucoup avancé.
04:30Là, le problème, c'est qu'il est face à des Iraniens très déterminés, à un régime qui est contrôlé
04:34par le nouveau guide suprême, le fils du guide assassiné,
04:37qui vient de nommer toute une série de dirigeants extrêmement déterminés, très durs, très radicaux,
04:43et qui n'appellent pas simplement à continuer la guerre contre les États-Unis, mais à une véritable revanche.
04:48Donc, en fait, on verra dans les faits, sans doute dans les jours qui viennent, que Trump, bon, prend ses
04:54désirs pour des réalités.
04:56Et surtout, ses électeurs, vous savez, doivent se dire que les promesses qu'il fait n'engagent que ceux qui
05:01les font.
05:01Qui les eut.
05:03Est-ce que vous prenez au sérieux, vous, Anthony Dabila, ces déclarations de Donald Trump ?
05:07Comment vous analysez la situation ce soir ?
05:09Elles sont difficiles à prendre au sérieux en l'absence de troupes au sol.
05:14Il faudrait déjà qu'il y ait une action.
05:16Alors, soit il veut dire qu'il va passer à une nouvelle étape, ce qui serait très étonnant,
05:21ou alors il est sérieux et cela implique un niveau d'effort beaucoup plus considérable.
05:28Rappelons que l'île d'Hormuz a toujours été très stratégique.
05:31Elle a, pendant longtemps, été portugaise, au XVIe, XVIIe siècle.
05:36C'est l'île que contrôlaient les Portugais, un des uniques points d'appui stratégique pour contrôler le Golfe Persique.
05:42Puis, elle a été anglaise pendant le XIXe siècle.
05:46Elle a même été omanaise.
05:48Oman contrôle la partie sud du Détroit parce qu'ils ont une sorte d'esclave un peu étroit.
05:54Et c'est parce qu'auparavant, ils possédaient les îles du Détroit.
05:59Donc, la mainmise iranienne est très difficile.
06:02Ce n'est pas un pays qui est tourné vers la mer.
06:04C'est une grande barrière montagneuse qui les sépare.
06:08Et il pourrait y avoir peut-être d'autres mouvements.
06:14Mais là, on serait plutôt dans des scénarios d'engagement maximum.
06:17Donc, que les États-Unis s'emparent de l'île d'Hormuz, ça paraît énorme.
06:21Ça a été le cas historiquement à plusieurs reprises.
06:24Mais là, on n'est pas du tout sur quelque chose qui nous y mène.
06:28Le général Philippe Siddos est également avec nous en visio.
06:32Merci.
06:33Est-ce que Donald Trump a le moyen de ses ambitions ?
06:36Il ne les a plus.
06:38Depuis le 28 février, on a quand même eu la démonstration plusieurs fois
06:42que la puissance militaire américaine avait été mise en échec par les Iraniens.
06:46Par ce qu'on appelle la résilience des Iraniens.
06:48la capacité à encaisser des coups et à riposter en ciblant très exactement ce qui faisait mal.
06:55Alors, ils ont ciblé bien évidemment tous les alliés qui normalement étaient les alliés du Golfe,
07:01qui normalement étaient protégés par la puissance militaire américaine.
07:03Ça n'a pas été le cas entre les Saoudiens, les Koweïtis, Bahreïn, même les Jordaniens d'ailleurs.
07:10Ça s'est même étendu.
07:11Ce qui a forcé les Américains à retirer un certain nombre de moyens militaires des pays du Golfe pour reculer,
07:18pour aller en Jordanie.
07:19La Jordanie a été frappée.
07:21Ensuite, il y a eu cette dernière campagne aérienne de 13 nuits consécutives,
07:25qui s'est arrêtée fin juillet, et qui visait justement à débloquer le détroit d'Hormuz.
07:30Très précisément, il y avait un objectif très clair donné par le commandement central américain,
07:35qui est en charge opérationnelle.
07:38Eh bien, ça n'a pas fonctionné.
07:39Ce qui est quand même assez impressionnant quand même que ça n'ait pas fonctionné.
07:42Parce qu'on avait quand même les deux porte-avions.
07:46Certes, le Washington n'était pas encore totalement fatigué,
07:49mais l'équipage n'est pas fatigué.
07:50Mais peut-être que ce dernier coup de collier les a épuisés.
07:53Parce qu'effectivement, les déploiements de 240 jours,
07:57pendant la guerre du Pacifique, ils ont dû connaître un peu plus.
08:00Mais enfin, ça progressait, il y avait des offensives, il y avait des objectifs.
08:03Mais là, en fait, en dehors du fait qu'ils aient été déployés 240 jours,
08:08il est évident qu'il y a une usure morale.
08:10C'est-à-dire qu'on leur demande de se battre pendant plusieurs mois,
08:13de changer d'objectif.
08:15Et puis finalement, ils le savent très bien qu'il n'y a pas de résultat, les militaires américains.
08:18D'ailleurs, je pense qu'il y a quelques jours, le chef d'état-major, Dan Kane, l'a dit.
08:23Il fallait réorienter.
08:25Il fallait revoir la copie.
08:27D'abord parce qu'il y avait une pénurie d'armes, de défense et de frappe.
08:31C'est-à-dire pénurie de systèmes défensifs bien connus, les patriotes, les missiles antimissiles.
08:37Et puis de Tomahawk, ou l'équivalent de Tomahawk, d'armes, de frappe, de précision.
08:44Donc là aussi, l'Iran a rendu service quelque part à la Russie d'ailleurs,
08:49en épuisant un potentiel de missiles de ces deux types américains.
08:54Donc là, j'ai l'impression, et puis la dernière anecdote est dramatique.
08:59Les journaux américains en ont quand même parlé longuement.
09:02Un supposé missile portable, un manpad porté à l'épaule,
09:08a obligé le président des États-Unis à embarquer dans un camion,
09:15un catering truck, un camion d'alimentation,
09:18pour prendre un autre avion militaire.
09:21Et en envoyant son avion surprotégé, avec les passagers journalistes et Marco Rubio d'ailleurs, comme leur.
09:29Donc vous voyez, là c'est un peu caricatural ça aussi.
09:32C'est-à-dire qu'une supposée menace révèle une faiblesse du système présidentiel américain.
09:41Ça aussi, c'est très mauvais.
09:42Donc là, effectivement, ce qui a été dit précédemment est totalement juste.
09:45C'est un discours électoral.
09:47Et puis, le président américain a besoin de faire monter, vous voyez,
09:51ça ressemble à certains discours qu'il avait tenus il y a quelques mois.
09:54Ça fait un petit peu ce qu'on a dû connaître, nous, les grands banquets de la Troisième République,
10:00où on faisait rire les électeurs pour effectivement obtenir quelques voix,
10:07et puis les entretenir dans une illusion de bonheur ou je ne sais pas quoi.
10:12Enfin, pour les Américains, c'est un petit peu ça.
10:14Non, les Américains, malheureusement, enfin malheureusement, oui, quelque part, il faut le dire,
10:18malheureusement, puisqu'on est quand même dans le camp occidental,
10:21n'ont pas fait la démonstration de leur capacité opérationnelle dans cette guerre du Golfe.
10:28Sergei Girna, vous êtes également avec nous ce soir.
10:31Est-ce que ce genre de déclarations mettent finalement de l'huile sur le feu
10:34et peuvent déclencher une nouvelle escalade militaire ?
10:38– Tout est possible, mais on prend de moins en moins de notre âme au sérieux, en fait.
10:44On a pris ça comme une provocation, en fait.
10:47On n'a même pas compris s'il était sérieux ou pas.
10:50Mais en tout cas, ce qu'il faudra rajouter par rapport à ce qu'ont raconté mes collègues,
10:57c'est que c'est une approche absolument criminelle.
11:01parce qu'il déclare quoi ?
11:03Avec la force de l'arme, des armes, je m'approprie les détroits naturels
11:10qui sont n'importe où, qui sont à 10 000 kilomètres des États-Unis.
11:14Mais c'est quoi cette histoire ?
11:16C'est juste n'importe quoi.
11:18Et en plus, non seulement c'est n'importe quoi au niveau de droit international,
11:23mais en plus, il ne se donne pas les moyens, finalement.
11:26Parce que vous savez, bien évidemment, il avait à un moment donné trois porte-avions,
11:31il avait l'escadre autour de ces trois porte-avions,
11:35il avait les bases militaires, il avait tous les avions qui étaient dans la région.
11:38Mais il y a beaucoup de généraux qui étaient sur nos plateaux
11:41et beaucoup d'experts militaires qui disaient qu'il a conduit mal cette guerre.
11:46Parce que soit il a fallu la conduire sérieusement,
11:49ça veut dire aller franco et jusqu'au bout,
11:52parce que par exemple, au niveau blocus terrestres,
11:56il n'a rien fait.
11:57Vous savez, la moindre des choses, en fait,
12:00c'était de bombarder aussi les réseaux routiers,
12:03les réseaux ferroviaires, les sorties des frontières
12:06pour que les rangs ne soient pas ravitaillés de l'autre côté
12:09par les terrains, par les Chinois, par les Pakistanais,
12:12par l'Asie centrale, etc., par les Russes, par l'Amérique aspienne.
12:16Tout ça, les Américains n'ont pas fait.
12:17En fait, ils ont bombardé un certain nombre de cibles
12:19comme s'ils le faisaient l'année dernière
12:22pendant la guerre de deux jours, juste un tout petit peu plus.
12:25Mais finalement, ils se sont arrêtés là où, d'ailleurs,
12:28sur ces plateaux, il y avait des généraux qui disaient
12:30« On ne comprend pas pourquoi ils s'arrêtent.
12:32Soit tu continues, soit il ne fallait pas commencer. »
12:36Et puis, il y a beaucoup d'autres qui disaient
12:38« Fallait commencer par le blocus maritime et le blocus terrestre. »
12:42Et une fois, lorsque tu as épuisé économiquement le pays,
12:45à ce moment-là, tu rajoutes un tout petit peu de bombardement.
12:47Et là, ça aurait pu donner quelque chose de différent.
12:51Donald Trump n'a jamais voulu envoyer de troupes sur place.
12:54Non. De toute façon, l'envoi de troupes est hors de question.
12:58Parce que les Américains ne veulent pas y aller.
13:01Trump ne prendra jamais cette décision parce que c'est un bourbier total.
13:05Les États-Unis ont vu ça au Vietnam, en Afghanistan, etc.
13:09Non, non. Les envois de troupes, c'est hors de question, à mon avis.
13:12Est-ce qu'il ne faut pas montrer les muscles, que ce soit face à l'Iran, que ce soit
13:16face à Poutine ?
13:16Est-ce que ce n'est pas la force qui appelle la force ?
13:19Et est-ce que ce genre de déclaration n'est pas non plus histoire de montrer qu'il y a
13:23quelqu'un en face ?
13:24Il faut entendre dire l'illusion que Trump a la main sur les événements, ce qui n'est pas le
13:29cas.
13:30Ce qui est intéressant, c'est que cette déclaration, elle intervient à un moment symbolique.
13:33Vous savez, il y a eu cette signature de ce fameux mémorandum
13:36qui prévoyait 60 jours de négociation pour arriver à un véritable accord.
13:40Et pendant ce temps-là, d'abord, il y avait un cessez-le-feu qui avait été prévu.
13:43On est à deux mois exactement de la signature qui a eu lieu en juin dernier.
13:47Le mois d'août, c'est vraiment la fin des fins de ce mémorandum
13:51qui est vraiment englouti dans les flots du Détroit.
13:54Mais Trump ne veut pas s'avouer vaincu pour autant.
13:56Donc, il est obligé, si vous voulez, de tenir ce genre de discours pour dire
13:59« l'Amérique garde le contrôle ».
14:01Dans les faits, aujourd'hui, il y a très peu de navires qui passent le Détroit.
14:05Mais ce genre de déclaration n'est pas nature à trouver un compromis
14:08ou à améliorer les négociations.
14:10Non, non pas, parce qu'en fait, ce qui se passe depuis plusieurs semaines,
14:12c'est que l'Iran est en train de négocier avec le sultanat d'Omane
14:16des règles de passage, avec éventuellement des droits de passage
14:19qui pourraient être imposés aux navires qui passeraient.
14:23Mais pour l'instant, il y a à peu près une dizaine de navires,
14:26pétroliers ou autres navires marchands qui passent.
14:29C'est-à-dire très très peu par rapport à avant la guerre.
14:31Donc, encore une fois, le résultat de l'aventure iranienne de Donald Trump,
14:36pour l'instant, est plutôt synonyme de fiasco.
14:40Donc, il a intérêt à entretenir son auditoire avec des promesses de résultats.
14:46Mais je rappelle qu'avant de dire « je prendrai le contrôle total d'Hormuz »,
14:52il dit « lorsque nous en aurons fini avec l'Iran ».
14:54Avec l'Iran, il faut encore battre l'Iran.
14:57Effectivement, c'est à Hormuz que tout se joue aujourd'hui.
14:59La résolution du conflit, elle passe par Hormuz, inévitablement ?
15:03Oui, elle passe par la capacité à démontrer qu'on peut ouvrir le détroit
15:08et qu'on peut empêcher l'Iran de bloquer.
15:11C'est vraiment la capacité à projeter la force,
15:14à rééquilibrer les conflits dans le sens qui arrange l'Amérique, l'Occident,
15:19et à supporter les alliés sur place, c'est-à-dire les pays arabes du Golfe.
15:26Pour l'instant, on arrive au bout des deux mois, effectivement,
15:31et Donald Trump a changé radicalement de ton.
15:33Il a dit plusieurs fois vers Nuts, ils sont tarés, je cite, désolé,
15:38mais aujourd'hui, il dit cette déclaration qui est tout à fait peu incline au compromis.
15:46Donc, peut-être qu'il y a, au-delà de la formulation qui est un peu approximative,
15:49comme d'habitude avec Trump, un changement d'état d'esprit
15:51qui pourrait se traduire par un accroissement de l'emploi de la force dans le détroit.
15:56On ne peut pas exclure une aventure supplémentaire, un raid surprise,
16:01notamment pour éliminer un certain nombre de dirigeants du régime.
16:04Mais pour l'instant, Trump est plutôt dans l'attentisme que dans l'action.
16:08Merci à tous d'avoir participé à ce débat.
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